Les pics à vérifier
26 mai 2011
| Déclarations de réserves avec augmentations suspectes (en milliards de barils) d'après Colin Campbell, SunWorld, 80'-95 | |||||||
| Année | Abou Dabi | Dubaï | Iran | Irak | Koweït | Arabie saoudite | Venezuela |
| 1980 | 28,00 | 1,40 | 58,00 | 31,00 | 65,40 | 163,35 | 17,87 |
| 1981 | 29,00 | 1,40 | 57,50 | 30,00 | 65,90 | 165,00 | 17,95 |
| 1982 | 30,60 | 1,27 | 57,00 | 29,70 | 64,48 | 164,60 | 20,30 |
| 1983 | 30,51 | 1,44 | 55,31 | 41,00 | 64,23 | 162,40 | 21,50 |
| 1984 | 30,40 | 1,44 | 51,00 | 43,00 | 63,90 | 166,00 | 24,85 |
| 1985 | 30,50 | 1,44 | 48,50 | 44,50 | 90,00 | 169,00 | 25,85 |
| 1986 | 31,00 | 1,40 | 47,88 | 44,11 | 89,77 | 168,80 | 25,59 |
| 1987 | 31,00 | 1,35 | 48,80 | 47,10 | 91,92 | 166,57 | 25,00 |
| 1988 | 92,21 | 4,00 | 92,85 | 100,00 | 91,92 | 166,98 | 56,30 |
| 1989 | 92,20 | 4,00 | 92,85 | 100,00 | 91,92 | 169,97 | 58,08 |
| 1990 | 92,20 | 4,00 | 93,00 | 100,00 | 95,00 | 258,00 | 59,00 |
| 1991 | 92,20 | 4,00 | 93,00 | 100,00 | 94,00 | 258,00 | 59,00 |
| 1992 | 92,20 | 4,00 | 93,00 | 100,00 | 94,00 | 258,00 | 62,70 |
| 2004 | 92,20 | 4,00 | 132,00 | 115,00 | 99,00 | 259,00 | 78,00 |
Le total des réserves déclarées est de 701 milliards de barils, dont 317,54 sont douteux (l’année 2004 a été ajoutée plus tard).
En fait, Ali Samsam Bakhtiari, un ancien cadre dirigeant de la National Iranian Oil Company, a déclaré sans équivoque que les réserves pétrolières de l’OPEP (et particulièrement celles de l’Iran)
sont largement surestimées. Dans un entretien récent il affirme que la production pétrolière mondiale a atteint son pic et prédit qu’elle chutera de 32 % d’ici à 2020.
Déclarations de réserves avec augmentations suspectes (en milliards de barils) d'après Colin Campbell, SunWorld, 80'-95
Réserves pétrolières de l’OPEP 1980-2008.
Réserves pétrolières de l’OPEP 1980-2008.
La table suggère que, premièrement, les pays de l’OPEP déclarent que la découverte de nouveaux champs, année après année, remplace exactement ou presque exactement la quantité produite, puisque
les réserves déclarées varient très peu d'une année à l'autre. Par exemple, l’Arabie saoudite extrait 3 milliards de barils par an, qui doivent diminuer les réserves d'autant. Cependant, Abou
Dabi, aux Émirats arabes unis, déclare exactement 92,2 milliards de barils depuis 1988, mais en 16 ans, 14 milliards de barils ont été extraits.
Il y a aussi beaucoup de concurrence entre États. Par exemple, le Koweït a déclaré 90 milliards de barils de réserves en 1985, l’année du lien entre production et réserves. Abou Dabi et l’Iran
répondirent avec des chiffres légèrement plus hauts, pour obtenir des quotas de production similaires. Saddam Hussein, craignant d’être distancé par des nations qu’il n’aimait pas, répliqua avec
environ 100. Apparemment, avec une telle augmentation des réserves supposées, l’Arabie saoudite fut forcée de répondre, deux ans plus tard, avec sa propre révision.
D’autres exemples suggèrent l’inexactitude des estimations de réserves officielles :
En janvier 2006, le magazine Petroleum Intelligence Weekly déclara que les réserves du Koweït étaient réellement seulement de 48 milliards de barils, dont seulement 24 milliards étaient «
complètement prouvées », appuyant cette information sur des « fuites » de documents officiels koweïtiens. Cette estimation est la moitié de l’officielle. [6]
La société Shell annonça le 9 janvier 2004 que 20% de ses réserves devaient être reclassées de prouvées à possibles (incertaines). Cette annonce conduisit à une chute de la valeur de l’action ; un procès tenta difficilement de prouver que la valeur de l'entreprise ait été frauduleusement surévaluée. Plus tard, Shell a révisé ses estimations des réserves trois fois, les réduisant de 10 133 millions de barils (contre 14 500 million). Le président de Shell, Phil Watts, démissionna.
On peut voir sur le tableau que les réserves déclarées par le Koweït avant et après la guerre du Golfe sont les mêmes, 94 milliards de barils, malgré le fait que d’immenses incendies de puits de pétrole allumés par les soldats irakiens aient brûlé approximativement 6 milliards de barils.
Pemex (compagnie d'État du Mexique) en septembre 2002 a décru ses estimations de réserve de 53%, de 26,8 à 12,6
La société Shell annonça le 9 janvier 2004 que 20% de ses réserves devaient être reclassées de prouvées à possibles (incertaines). Cette annonce conduisit à une chute de la valeur de l’action ; un procès tenta difficilement de prouver que la valeur de l'entreprise ait été frauduleusement surévaluée. Plus tard, Shell a révisé ses estimations des réserves trois fois, les réduisant de 10 133 millions de barils (contre 14 500 million). Le président de Shell, Phil Watts, démissionna.
On peut voir sur le tableau que les réserves déclarées par le Koweït avant et après la guerre du Golfe sont les mêmes, 94 milliards de barils, malgré le fait que d’immenses incendies de puits de pétrole allumés par les soldats irakiens aient brûlé approximativement 6 milliards de barils.
Pemex (compagnie d'État du Mexique) en septembre 2002 a décru ses estimations de réserve de 53%, de 26,8 à 12,6
milliards de barils. Plus tard, l'estimation fut augmentée à 15,7 milliards.
Il existe d’autres exemples de réserves sous-estimées. En 1993, les réserves de la Guinée équatoriale étaient limitées à certains champs insignifiants; le Oil And Gas Journal les estimait à 12 millions de barils. Deux champs géants et plusieurs plus petits ont été découverts, mais les nombres annoncés sont restés inchangés jusqu’en 2003. En 2002, le pays avait encore 12 millions de barils de réserves selon le journal, alors qu’il produisait 85 millions de barils la même année. Les réserves de l’Angola s’établissaient à 5,421 milliards de barils, (trois chiffres après la virgule, ça donne l’impression d’une grande précision) de 1994 à 2003, malgré la découverte de 38 nouveaux champs de plus de 100 millions de barils chacun.
Notons cependant que la définition de réserves prouvées varie d'un pays à l'autre. Aux États-Unis, la règle conservatrice est de classer comme prouvée, seulement les réserves qui sont en cours de production. D'autre part, l 'Arabie saoudite qualifie de réserves prouvées, les champs connus pas encore en production. Le Venezuela inclut les pétroles non conventionnels (bitumes) de l'Orénoque, dans sa réserve de base.
Il existe d’autres exemples de réserves sous-estimées. En 1993, les réserves de la Guinée équatoriale étaient limitées à certains champs insignifiants; le Oil And Gas Journal les estimait à 12 millions de barils. Deux champs géants et plusieurs plus petits ont été découverts, mais les nombres annoncés sont restés inchangés jusqu’en 2003. En 2002, le pays avait encore 12 millions de barils de réserves selon le journal, alors qu’il produisait 85 millions de barils la même année. Les réserves de l’Angola s’établissaient à 5,421 milliards de barils, (trois chiffres après la virgule, ça donne l’impression d’une grande précision) de 1994 à 2003, malgré la découverte de 38 nouveaux champs de plus de 100 millions de barils chacun.
Notons cependant que la définition de réserves prouvées varie d'un pays à l'autre. Aux États-Unis, la règle conservatrice est de classer comme prouvée, seulement les réserves qui sont en cours de production. D'autre part, l 'Arabie saoudite qualifie de réserves prouvées, les champs connus pas encore en production. Le Venezuela inclut les pétroles non conventionnels (bitumes) de l'Orénoque, dans sa réserve de base.
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources.
Note : ce tableau est un travail en cours, et toutes les classifications de pays ne sont pas correctes.
| Pétrole classique (léger, lourd, profond, polaire) | Autres réserves d'hydrocarbures | Notes | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | Pic des découvertes de pétrole | Pic de la production de pétrole | Mi-point de l'épuisement du pétrole | Pic du gaz naturel | Pic du charbon | Pic des sables bitumineux, shale | ||||
| Amérique du Nord | ||||||||||
| Canada | 1958 | 1973 | 1988 | 2006 | 1997 | Importance du pétrole extra-lourd, semble arriver sur un plateau | ||||
| États-Unis | 1930 | 1970 | 2003 | 1973 | 2008? | Cas d'école du peak oil, King Hubbert | ||||
| Mexique | 1977 | 2004 | 1999 | Déclin très rapide | ||||||
| Amérique du Sud | ||||||||||
| Argentine | 1960 | 1998 | 1994 | 2006 | ||||||
| Chili | 1960 | 1982 | 1979 | ~1980 | ||||||
| Colombie | 1992 | 1999 | 1999 | |||||||
| Équateur | 1969 | 2006 | 2007 | |||||||
| Pérou | 1861 | 1982 | 1988 | |||||||
| Trinité-et-Tobago | 1969 | 1978 | 1983 | Pic pétrolier secondaire en 2006. | ||||||
| Europe | ||||||||||
|
Albanie |
1928 | 1983 | 1986 | |||||||
| Allemagne | 1952 | 1966 | 1977 | 1979 | 1985 | |||||
| Autriche | 1947 | 1955 | 1970 | |||||||
| Croatie | 1950 | 1988 | 1987 | |||||||
| Danemark | 1971 | 2004 | 2004 | 2005 | ||||||
| France | 1958 | 1988 | 1987 | 1978 | 1958 | |||||
| Hongrie | 1964 | 1987 | 1987 | 1982 | ||||||
| Italie | 1981 | 2005 | 2005 | 1994 | ||||||
| Norvège | 1979 | 2001 | 2003 | |||||||
| Pays-Bas | 1980 | 1987 | 1991 | 1976 | Production de gaz réglementée | |||||
| Pologne | 1978 | 1988 | ||||||||
| Roumanie | 1857 | 1976 | 1970 | 1982 | 1989 | Fut le premier pays producteur | ||||
| Royaume-Uni | 1974 | 1999 | 1998 | 2000 | 1912 | Offshore, déclin très rapide | ||||
| Ukraine | 1962 | 1970 | 1984 | avt 85 | 1986 | |||||
| Afrique | ||||||||||
| Algérie | 2007? | 2005? | Arrivé sur une phase de plateau. | |||||||
| Angola | 2008? | |||||||||
| Cameroun | 1977 | 1985 | 1994 | |||||||
| Égypte | 1965 | 1993 | 2007 | |||||||
| Gabon | 1985 | 1996 | 1997 | |||||||
| Guinée équatoriale | 2005 | |||||||||
| Libye | 1961 | 1970 | 2011 | En phase de plateau, pic secondaire imminent | ||||||
| Nigéria | 2005 | Déclin très rapide. | ||||||||
| Rép. Congo | 1984 | 1999 | 2000 | 2e pic possible grâce à l'offshore lointain | ||||||
| Tchad | 2005 | |||||||||
| Tunisie | 1971 | 1980 | 1998 | |||||||
| Moyen-Orient | ||||||||||
| Bahreïn | 1932 | 1970 | 1977 | |||||||
| Émirats arabes unis | 2008? | Semble arriver à une phase de plateau. | ||||||||
| Iran | 1974 | Nouveau pic dans un futur proche, arrivé sur une phase de plateau. | ||||||||
| Iraq | 1979[réf. nécessaire] | Pics pétroliers secondaires en 1989 et 2000. En forte augmentation. | ||||||||
| Koweït | 1972[réf. nécessaire] | Nouveau pic à atteindre dans un futur proche. | ||||||||
| Oman | 1962 | 2001 | 2003 | |||||||
| Qatar | 1940 | 1998 | Immenses réserves de gaz | |||||||
| Syrie | 1966 | 1995 | 1998 | 2004 | ||||||
| Yémen | 1978 | 2002 | 2003 | |||||||
| Eurasie et Asie centrale | ||||||||||
| Turquie | 1969 | 1991 | 1992 | |||||||
| Reste de l'Asie | ||||||||||
| Brunei | 1929 | 1979 | 1989 | 2006? | Pic pétrolier secondaire en 2006. | |||||
| Chine | 1953 | 2003 | Pic imminent pour le pétrole (2009-2010) | |||||||
| Inde | 1974 | 2004 | 2003 | Plateau de production du pétrole depuis 1995. | ||||||
| Indonésie | 1955 | 1977 | 1992 | 2004 | Pic secondaire en 1991. | |||||
| Malaisie | 1973 | 2004 | 2002 | En phase de plateau | ||||||
| Pakistan | 1983 | 1992 | 2001 | |||||||
| Vietnam | 2004 | |||||||||
| Océanie | ||||||||||
| PNG | 1987 | 1993 | 2007 | |||||||
| Australie | 1967 | 2000 | 2000 | Déclin très rapide | ||||||
| Nlle-Zélande | 2001 | 2006? | Pénurie de gaz, crise économique | |||||||
Données issues du rapport annuel "Statistical Review of World Energy" de BP.