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Le secteur en France

4 février 2010 (mis à jour le 28 avril 2011) - Construction, urbanisme, aménagement et ressources naturelles

L’industrie des matières premières minérales non énergétiques regroupe les activités de prospection et d’extraction dans les mines ou carrières ainsi que les activités de première transformation.
En 2007, le chiffre d’affaires du secteur s’est élevé à 78 Mds d’€ en 2007, soit environ 4% du PIB. Il se répartit entre ses différentes composantes de la façon suivante :

 

Graphique relatif au CA du secteur

Suivant les substances extraites, le secteur des matières premières minérales se répartit en plusieurs domaines d’activité ayant des caractéristiques spécifiques. Il s’agit principalement de l’extraction minière, de la métallurgie, des minéraux industriels, des granulats et matériaux de construction. Enfin la récupération et le recyclage qui s’appliquent à l’ensemble de l’activité.

Le secteur de l’extraction minière

Les réserves mondiales de minerais non-ferreux sont, à quelques exceptions près, rares et géographiquement très inégalement réparties. Dans ce domaine, la France métropolitaine n’a plus qu’une activité minière marginale, l’essentiel de ses ressources connues étant épuisé. Son activité métallurgique reste cependant très importante, mais elle dépend d’un approvisionnement extérieur. En revanche, la Nouvelle-Calédonie, aux ressources minières en nickel considérables, a d’importantes perspectives de développement.
Les entreprises minières françaises sont très peu nombreuses. Eramet et la business unit Mines d’Areva représentent donc l’essentiel de l’activité minière française. Par ailleurs, quelques PME et artisans exploitent de l’or en Guyane.

Le secteur de la métallurgie

L’absence de ressources minérales dans le sous-sol métropolitain ne prive pas la France d’opérateurs métallurgiques de rang mondial. Ils constituent un maillon essentiel de la filière industrielle notamment pour les secteurs de l’industrie aéronautique et spatiale, de l’industrie automobile, de l’énergie, de la construction mécanique,…

Le secteur des minéraux industriels

L’industrie des minéraux industriels comprend les substances telles que barytine, fluorine, kaolin, silice et talc.
En matière de minéraux industriels, la France dispose de ressources importantes. Ce secteur est essentiel pour de nombreux industriels qui s’approvisionnent auprès des exploitants du secteur des minéraux industriels. En effet, l’approvisionnement de nombreux secteurs industriels nationaux en dépend très directement, comme la verrerie, l’industrie céramique, la sidérurgie, la fonderie, l’agriculture, l’environnement, …

Les acteurs du secteur des minéraux industriels
Le secteur des minéraux industriels regroupe environ 41 sociétés avec un effectif de 3 510 personnes et un chiffre d’affaires total de 680 M€.
Les entreprises du secteur sont diverses : à côté de grandes sociétés comme Imerys, il y a une grande majorité de PME.

La situation actuelle du secteur
L’activité s’est contractée, depuis l’année 2005, elle a baissé de 30 %. Cette contraction est due à des décisions stratégiques liées à des problèmes de réserve :

- retrait du marché papetier pour le kaolin, cessation d’exploitation pour la fluorine ;

- recul de grands secteurs manufacturiers clients : marché céramique (vaisselle, carrelage) pour les argiles, marché automobile (verre) pour la silice, marché sidérurgique pour l’andalousite, la chaux et les chamottes.

Deux handicaps paraissent désormais pénaliser de manière répétée la compétitivité :

- les tarifs élevés des prix de l’énergie, qu’il s’agisse de l’électricité (argiles céramiques), du gaz (silice), du fuel lourd (argiles réfractaires et chamottes) ;

- les coûts de transport résultant de la politique tarifaire et de service de la SNCF (argiles céramiques, kaolin, silice, talc).

Le secteur des matériaux de construction

L’industrie des matériaux de construction fait appel à des matières premières généralement abondantes dans notre sous-sol (granulats, calcaire, gypse etc.). L’approvisionnement de ce secteur est peu dépendant de l’extérieur. Cependant, du fait de l’importance des consommations et de l’épuisement des ressources les plus "accessibles", ce secteur doit maintenant évoluer dans le cadre d’une gestion rationnelle de nos ressources naturelles.
Les résultats des grandes entreprises françaises de ce secteur sur l’année 2008 sont globalement satisfaisants. Il faut cependant noter que le ralentissement des secteurs de la construction et du BTP à partir de mi-2008 a occasionné une baisse sensible de l’activité au cours du dernier trimestre 2008.L’année 2009 est marqué par les effets de la crise économique. Il existe de plus de fortes disparités selon les matériaux produits.
Les activités d’extraction et de travail de roches ornementales et de construction continuent à décroître face à un marché international très concurrentiel. En France, l’entreprise Lafarge est l’un des fleurons de ce secteur.

La récupération et le recyclage

La récupération et le recyclage constituent un enjeu important pour chacun des domaines précédents. Les métaux disposent d’un avantage considérable par rapport aux autres substances, à savoir qu’ils sont « recyclables à l’infini » ou presque.
Lorsque les filières de récupération sont bien structurées, les taux de recyclage sont élevés :

- 95% pour le plomb ;

- 87% pour le Cuivre ;-40% pour l’Aluminium ;

- 40% pour l’acier ;

- 38% pour le zinc.
Les déchets de production et les produits arrivés en fin de vie permettent, s’ils sont remis à disposition de l’industrie, de réguler et d’alléger ainsi le recours aux ressources primaires dans une démarche de développement durable

 

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