Communauté de Communes du Quercy Rouergue et des Gorges de l’Aveyron          2011/869

Mercredi 30 mars 2011

                       

DELIBERATION

 

Le Conseil Communautaire s’est réuni le trente mars de l’an deux mille onze, au nombre prescrit par le règlement dans le lieu habituel de ses séances à Saint Antonin Noble Val, sous la présidence de Monsieur MASSAT, Maire de VAREN, Président de la Communauté de Communes.

Date de la convocation : 21 mars 2011

Nombre de délégués en exercice : 36.   Nombre de présents : 31

 

Présents : Mesdames AUDOUARD, BEDENES, BRASSAC, LAFON, LAMERA, LEPOUTRE, MARTINEZ, NICAISE ; Messieurs BARRIE, BARROUL, BISCONTINI, BONSANG, BOSC, BOULPICANTE, BURG, CERE J.P, CERE M., DONNADIEU, DURAND, FRAUCIEL C., GIBERGUES, GRAND, GRATEAU, KERESTEDJIAN, LOMBARD, MAFFRE, MARTY, MASSAT, VIROLLE, VIVEN, WIRBS.

Monsieur BISCONTINI a été élu secrétaire de la séance.

 

 

Réf. 2011/869

Objet : Interdictions de prospection et d’exploitation du gaz de schiste sur le territoire Quercy Rouergue et Gorges de l’Aveyron

 

Les élus du Conseil Communautaire expriment leur plus grande inquiétude à l’évocation du projet de prospection du gaz de schiste sur le territoire du Quercy Rouergue et des Gorges de l’Aveyron.

 

Sans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français  a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.

La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La «fracturation hydraulique horizontale», consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des microbilles pour maintenir ouvertes les failles.

Aux Etats-Unis, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.

Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques à moyen et long terme, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, rechercher une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.

 

C'est au tour des départements du Lot et du Tarn et Garonne, d’être touchés par ce projet : une demande de permis d'exploration a en effet été exprimée par la société anglaise 3Legs Oil and Gaz pour un site de 5.710 km² sur Cahors. La demande a été mise en concurrence (Journal Officiel du 24 août 2010), mais aucun autre concurrent ne s’étant manifesté sur ce secteur, c’est bien cette société britannique qui remporte le droit de recherche du gaz de schiste sur nos départements, et éventuellement d’en assurer l’extraction.

Le territoire du Quercy Rouergue et des Gorges de l’Aveyron est le prochain sur la liste.  

 

Pour toutes ces raisons, nous exigeons un débat public avec la société civile, les élus locaux et nationaux, pour dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de cette «nouvelle folie industrielle».

 

C’est pourquoi nous demandons un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français.

Le Conseil Communautaire, à la majorité, décide :

D’INTERDIRE toutes prospections et exploitations de « gaz de schiste » sur le territoire Quercy Rouergue et Gorges de L’Aveyron

Fait à Saint Antonin Noble Val,

le 30 mars 2011

Le Président

 

André MASSAT

Retour à l'accueil