clip_image004.jpg
 
 

  

 

Une conférence de presse contre le gaz de schiste à l’Assemblée Nationale

 

 


 

Dominique Orliac a eu le plaisir d’accueillir à l’Assemblée Nationale une délégation composée de membres du collectif « No Fraking France », de scientifiques, d’élus et de citoyens venus de France et de l’étranger, à l’occasion d’une conférence de presse organisée pour dénoncer les graves dangers de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste, alors que se tenait au même moment, à quelques mètres de là, un colloque organisé par les industriels et le gouvernement sur le thème « Le bouquet énergétique dans tous ses états ». L’occasion pour les opposants au gaz de schiste d’évoquer plus particulièrement lesconséquences de la fracturation hydraulique, injection à haute pression,  de 20 000  m3 d’eau agrémentés de 4 à 500 produits chimiques, dont « 220 extrêmement toxiques » a expliqué le professeur André Picot, de l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) lors de la conférence de presse, tandis que l’hydrologue Jacques Cambon a indiqué que si  20 à 40% de ce mélange était ensuite récupéré, « nul ne sait où va le reste ». Ainsi, sous l’effet de la pression, celui-ci remonte dans les nappes phréatiques. Quant au liquide de fracturation récupéré, personne ne sait le traiter et son évaporation génère des émanations tellement toxiques que les compagnies envisageraient de le réinjecter dans les profondeurs. Maître Muriel Bodin, avocate au Barreau de Paris, a quant à elle annoncé lors de la conférence de presse que «  le Premier ministre, François Fillon, avait  été prévenu par lettre recommandé avec accusé de réception  des conséquences sanitaires irréversibles liées à l’usage de la technique de la fracturation hydraulique » et qu’en ce sens, les autorités en place ne pourraient pas dire qu’elles ne savaient pas. Dominique Orliac, fermement opposée à toute exploration et exploitation des huiles et gaz de schiste, « dont les effets sont parfaitement incompatibles avec les objectifs de protection de l’environnement pourtant fixés par le Grenelle », et dont « les atteintes à nos écosystèmes, à la biodiversité et les risques pour la santé humaine sont inacceptables », a salué la mobilisation exceptionnelle des collectifs anti-gaz de schiste, « véritable force d’opposition qui sont aussi à la pointe en terme de veille juridique et scientifique sur le sujet ».

 

Cahors, le lundi 23 janvier 2012

Retour à l'accueil