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      Le débat sur les gaz de schiste, ressource énergétique très controversée, est loin d'être clos aux yeux du ministre du Redressement productif. Il a toutefois réaffirmé le rejet de la fracturation hydraulique, seule technique d'extraction existante.


En annonçant vendredi le rejet de demandes de permis soupçonnés de viser le sulfureux gaz de schiste, François Hollande  a affiché une "ligne de conduite" ferme sur ce sujet brûlant, lors de la conférence environnementale, mais sans apaiser totalement les craintes des écologistes. Ces rejets "correspondent à la totalité des demandes de permis dont l'instruction administrative a permis d'établir qu'il s'agit soit ouvertement soit très certainement de fracturation hydraulique", a expliqué la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho. Il s'agit des demandes pour les permis dits de Brignoles (Var), Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne), Montélimar-extension (Drôme), Valence (Drôme), Lyon-Annecy (Savoie), Montfalcon (Isère) et Cahors (Lot), qui concernaient tous plusieurs départements. "Telle sera ma ligne de conduite tout au long de mon quinquennat", a dit François Hollande après l'annonce du rejet des demandes.

Alors, les gaz de schiste, dossier clos ? Pas tout à fait, estime Arnaud Montebourg. "C'est un débat qui commence et qui est important pour transformer en profondeur le pays", a déclaré le ministre du Redressement productif à l'issue de la première journée de la conférence environnementale, qui se termine ce samedi à Paris. "Je crois que le débat sera ouvert lors de cette conférence environnementale, les entreprises qui utilisent beaucoup d'électricité, les consommateurs qui sont attachés à un prix de l'électricité pas cher, ceux qui utilisent des moyens de transport alternatifs qui ne dégagent pas de CO2, bref tous ceux qui aujourd'hui cherchent des solutions pour changer la France sont les bienvenus dans ce débat", a plaidé le ministre.

"Ne pas accepter des sacrifices définitifs"

Concernant la fracturation hydraulique, bannie l'an dernier par la France et dont François Hollande a réaffirmé l'interdiction, il a assuré que "nous ne pouvons pas accepter des sacrifices définitifs sur notre sous-sol par une technologie qui fait des désastres là où elle a été expérimentée". Cependant, cela n'interdit pas selon lui d'examiner la possibilité de techniques qui permettraient d'extraire les gaz de schiste sans nuire à l'environnement.

"Nous préférons amener ceux qui ont eu l'idée de forer à 3000 mètres le sous-sol (à) chercher des technologies propres", et "il s'agit d'observer ce qui se passe ailleurs, de connaître notre sous-sol, ces éléments-là font partie de la réflexion du gouvernement", a-t-il encore dit, ajoutant qu'"on peut toujours concilier l'économie, la croissance et le respect scrupuleux de l'environnement". "La fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue pour l'exploitation des gaz de schiste, est interdite", a tenu à rappeler ensuite le ministre dans un communiqué.

source LCI.TF1 http://lci.tf1.fr/science/environnement/gaz-de-schiste-pour-montebourg-le-debat-ne-fait-que-commencer-7527205.html

 

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