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Après avoir appelé à évaluer au plus vite les réserves de gaz de schiste en France, l'Académie des Sciences organise un débat sur ces hydrocarbures controversés, avec l'un des plus fameux climato-sceptiques français en maître de cérémonie.

La conférence-débat est organisée le 26 février par le géophysicien Vincent Courtillot, proche de Claude Allègre, également membre de l'Académie des Sciences.

L'autre organisateur est Sébastien Candel, président du comité de prospective en énergie de l'institution du quai Conti, qui a récemment fait état de "l'impact possible sur le climat" des gaz à effet de serre (GES).

Le Giec, le groupe d'experts de l'ONU sur le climat, a établi que le réchauffement était imputable à 90% de certitude à ces GES. Une thèse "stupide", selon Vincent Courtillot.

Dans un rapport publié mi-janvier, l'Académie des Sciences a apporté sa pierre au débat sur la transition énergétique en avançant qu'il fallait "examiner sans retard les possibilités d'exploitation" des gaz de schiste, déplorant que "des décisions aient été prises hâtivement sans que le dossier soit véritablement instruit".

Outre la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule actuellement au point et qui a été interdite par le gouvernement, les écologistes critiquent aussi l'exploitation de ces hydrocarbures pour leur impact sur le climat.

La conférence a "pour but d'éclairer tous ceux que la question intéresse, en se fondant sur les meilleures informations scientifiques et techniques disponibles à ce jour présentées par les meilleurs spécialistes possibles", écrit M. Courtillot dans sa présentation.

Sont notamment invités Robert Mair, de l'Université de Cambridge, qui présentera les conclusions du rapport conjoint de la Royal Society et de la Royal Academy of Engineering sur les gaz de schiste qui ont conclu qu'avec de bonnes pratiques et une règlementation, il était possible de gérer efficacement les risques liés à cette exploitation.

S'exprimera également Robert Siegfried, du consortium "Partenariat de recherche pour une énergie sûre pour l'Amérique" qui "montrera comment le paysage de l'énergie aux Etats-Unis a complètement changé en quelques années et dira sous quelles conditions les gaz de schiste peuvent être exploités de manière sûre et responsable", écrit M. Courtillot.

En 2010, l'Académie des Sciences, invitée par le gouvernement à trancher la polémique sur l'origine du changement climatique, avait réaffirmé que la hausse de CO2 était la cause principale du réchauffement.

MM. Allègre et Courtillot avaient pris leurs distances avec les conclusions du rapport.

Source AFP

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