Une semaine après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, les inquiétudes demeurent : la liste des produits ne permettrait pas de dire ce qu'il y a dans l'atmosphère et des fûts dangereux sont encore présents sur le site.

  • Cela fait bientôt une semaine que l'usine chimique Lubrizol de Rouen a brûlé. La situation est depuis très tendue entre d'un côté le gouvernement, qui assure que les substances libérées par l'incendie ne sont pas toxiques pour la santé et de l'autre, les habitants de Rouen qui n'y croient pas, certains assurant avoir été victimes de malaises. Ce mercredi, la création d'une mission d’information parlementaire a été décidée.

  • Le gouvernement, qui promet une transparence totale dans ce dossier, a fait publier la liste des produits entreposés dans l'usine au moment de l'incendie, après avoir procédé à des analyses qui vont dans le sens de leur affirmations. Problème, selon Laura Verdier, ingénieure en environnement interrogé par BFM TV, "cette liste ne nous permettra pas de dire ce qu'il y a dans l'atmosphère".

  • A Rouen, le danger lié à cet incendie n'est pas encore totalement écarté. Mille fûts, dont 160 potentiellement très dangereux et en "état délicat", seraient encore exposés à l'intérieur de l'usine, qui n'est pas encore totalement sécurisée. Ces 160 fûts contiennent notamment du sulfure d'hydrogène, "un gaz extrêmement impactant sur la santé et qui requiert des précautions infinies dans les opérations", indique Laura Verdier. Le préfet de Seine-Maritime a fait savoir ce mardi soir qu'un "protocole d'intervention [était] en cours de finalisation" concernant ces fûts. 

Un numéro vert pour répondre aux questions des habitants 0800 009 785. Le numéro est disponible 7 jours sur 7 de 08H00 à 20H00 "jusqu'à la fin de la crise".

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